16.09.2009

Ressources EBP en physiotherapie

Les ressources spécifiques propres à la physiothérapie se développent sur le net. Nos collègues physiothérapeutes hollandais proposent un site qui peut aider le praticien en quête d'échelles cliniques ou d'articles. En effet, on peut trouver en ligne dans l'onglet "tools" un certain nombre d'échelles cliniques à télécharger. Elles sont en anglais et ne sont donc pas validées officiellement en Français. On peut également télécharger (en toute légalité) certains articles de la base PEDro (voir fulltext database PEDro) et il y a même des liens vers les principales bases de données d'articles qui intéressent la physiothérapie. Bref, un kit parfait pour aider le physiothérapeute (ou l'étudiant ) qui désirait intégrer l'EBP dans son exercice.

 le site est consultable à cette adresse: https://www.cebp.nl/

 

11.09.2009

Niveau de preuve des bases de données?

L'Evidence Based Practice organise les ressources de la littérature en niveaux de preuve  pour aider à la sélection des articles tant en terme de validité qu'en terme de facilité. Les écrits situés au sommet de la pyramide des preuves: recommandations, revues de littérature, essais randomisés contrôlés (RCTs) servent d'étalon pour la valeur des résultats mais permettent aussi au praticien, qui dispose d'un temps de lecture réduit, de se concentrer sur les connaissances les plus fiables. Cependant, la multiplication des bases de données ou moteurs de recherche rend la recherche compliquée: quel(s) moteur(s) interroger si l'on n'est pas insomniaque ou fasciné par l'architecture des réseaux? Nos collègues australiens (lointains car physiothérapeutes et universitaires) viennent de publier une étude où ils ont analysé les principales bases de données afin de déterminer les plus performantes dans l'indexation des articles qui concernent les traitements en physiothérapie. 281 RCTs ont été sélectionnés et recherchés dans les 8 principales bases de données: 99% des articles ont été retrouvés dans PEDro, 98% dans CENTRAL et 91% dans Pubmed. Bien qu'une recherche détaillée et exhaustive ne doive pas se limiter à interroger une seule base de données, une de ces bases semble tout de même avoir une valeur suffisante pour conduire rapidement des recherches afin de répondre à une question clinique. Encore faut-il posséder les bons mots clés (MESH term)? 

Source: Moseley AM, Sherrington C, Elkins MR, Herbert RD, Maher CG. Indexing of randomised controlled trials of physiotherapy interventions: a comparison of AMED, CENTRAL, CINAHL, EMBASE, hooked on evidence, PEDro, PsycINFO and PubMed.Physiotherapy. 2009 Sep;95(3):151-6

28.08.2009

Mobilisation passive et tétraplégie: un essai randomisé, contrôlé

La mobilisation passive est un acte thérapeutique important dans le traitement des pathologies neurologiques. Elle est souvent ressentie comme utile par les praticiens ou par les patients notamment pour prévenir les déformations articulaires ou diminuer la raideur qui accompagne les contractures. Récemment, Harvey et col., 2009 se sont interrogés sur l’efficacité clinique de la mobilisation passive dans l’entretien articulaire de la cheville chez 20 patients tétraplégiques, distants de leur accident (4 – 14 ans) et sans spasticité importante (Ashworth modifié des fléchisseurs plantaires de la cheville = 1). L’intervention a consisté à mobiliser une cheville durant 20minutes chaque jour, 5jours/semaine pendant 6 mois. L’autre cheville n’était ni mobilisée ni étirée volontairement. La cheville mobilisée était tirée au sort (randomisation) pour chaque sujet. Il a été fixé par les auteurs que le plus petit effet clinique intéressant serait de 5° suggérant qu’une différence inférieure à ce seuil ne permettrait pas de conclure à l’utilité clinique de la technique. Au terme des 6 mois, une différence d’amplitude articulaire de 4° (95% CI : 2-6) a été trouvée. Cette différence était statistiquement significative entre les deux chevilles mais inférieure au 5° suggérant que l’effet de la mobilisation passive de la cheville ne produit pas des effets suffisamment importants. Si cet essai comporte un certain nombre de restrictions (extrapolation à d’autres catégories de patients, effet de la technique au-delà des 6 mois), il permet de s’interroger sur l’utilisation routinière de nos techniques, sur leurs modalités d’exécution et garantit la nécessité de réaliser d’autres études en physiothérapie pour améliorer la qualité des soins que nous délivrons à nos patients.   

 

Source : Harvey LA, Herbert RD, Glinsky J, Moseley AM, Bowden J. Effects of 6 months of regular passive movements on ankle joint mobility in people with spinal cord injury: a randomized controlled trial. Spinal Cord. 2009 Jan;47(1):62-6

02.07.2009

Massage et douleurs chroniques du dos

Et si le massage avait des effets thérapeutiques? C'est ce que suggère cette revue systématique (cliquer ici pour accéder au résumé) à propos des effets du massage dans le traitement des douleurs chroniques du dos. On peut y lire une amélioration plus importante de la fonction après  un traitement par massage que par des exercices. Paradoxalement, les effets sur la douleur ne sont pas différents. Que le massage est plus efficace lorsqu'il est pratiqué par un masseur expérimenté ou certifié (un kiné quoi!). Qu'il est plus efficace lorsqu'il est combiné avec des exercices et des conseils (chez un kiné quoi!) et tenez-vous bien qu'il coûterait moins cher à la société! Bref si on en veut plus, il faut le dire mais en tout cas, il semble que ce soit une technique efficace du kiné / physio thérapeute. Attention, les auteurs indiquent que les études actuelles ne permettent pas de savoir le nombre de séances nécessaires. S'il y en a encore qui pense que la recherche n'est pas légitime en  kiné/physio, voilà de quoi leur donner à réfléchir.

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19.06.2009

Une preuve de l'utilité de la physiothérapie

IZMIR2.JPGDifférents niveau d’études cliniques existent et chacun apporte une pierre à l’édifice de la connaissance. Le RCT n’est pas le seul mode d’analyse de la réalité. Le RCT est le plus haut niveau mais le simple "case report " apporte déjà des enseignements. Il manque ainsi beaucoup de « case report » en physiothérapie.

Attention ! pas de cas clinique d’une méthode personnelle, infaillible qui sauvera le monde, mais tout simplement nos rééducations de terrain  qui restent inconnues car non écrites et donc non diffusées. Les prescripteurs le regrettent. Les financeurs s'en servent (cf "les syndicats claquent la porte" info livrée hier sur actukine.com).

 

Donc voici un exemple de recherche clinique publiée récemment. L’article est ici

Une maladie : le cancer pulmonaire.

Des personnes atteintes de cette maladie.

Des physios motivés qui prennent des mesures avant leur intervention (dont un TDM6, à la portée du premier venu) puis après une période de traitement défini reprennent les mêmes mesures. Et comparent avant après.

Les résultats sont encourageants.

Vous remarquerez la forme rédactionnelle de ce texte simple et directe.

A vos plumes.


Photo Actukine.com

18.06.2009

Recherche en Physiothérapie

izmir1.JPGFaire de la recherche en physiothérapie (en France) pose problème (en France).
Parmi les raisons pour ne pas en faire citons le manque de moyens et les difficultés méthodologiques.
1. Le manque de moyens : produire des données est une question d’organisation et de planification. Le manque de temps est aussi un faux problème si on table sur une année pour produire des données ce qui est tout à fait raisonnable.
2. Les difficultés méthodologiques : la théorie est disponible partout et dans toutes les langues. La rigueur et l’exigence sont requises et sont nécessaires. La méthode est à la portée de tous.
Oui mais la physiothérapie a une dimension subjective impondérable !
Certes. Mais nous avons des outils de mesure.
Voyons demain ici même un exemple d’étude clinique (simple) en physiothérapie.

 

Photo Actukine.com

10.06.2009

Débat contradictoire: la BPCO n'est pas une maladie systémique

ebp debat.JPG

L'Association Italienne pour la Recherche  Interdisciplinaire dans les Maladies Pulmonaires (AIMAR) a réuni des experts internationaux à Venise les 13 et 14 Novembre 2008 pour un consensus/dissensus «  la BPCO est/n'est pas une maladie systémique ».

Le consensus général qui s'est dégagé est que la BPCO commence comme une inflammation locale au niveau des poumons, puis, à travers des parcours différenciés non encore élucidés, aboutit à des conséquences systémiques.

Respir Med. 2009 Apr 23  Clinical commentary - COPD is not a systemic disease Results from the AIMAR Expert Opinion Consensus/Dissensus Seminar "COPD is/is not a systemic disease?", Venice, Italy, 13-14 November 2008.
Donner CF, Bjermer L.

09.06.2009

EBP: le débat contradictoire

 

ebp contrac.JPGUne source de défiance face à l’EBP pourrait être l’impression que la connaissance validée par l’expérimentation serait figée dans le marbre. C’est prouvé, c’est plié.

Ce n’est bien entendu pas le cas.

Toute connaissance évolue.

Pour soutenir cette évolution il est nécessaire d’argumenter. Le tout sera d’apporter des preuves.

Preuves qui se développent au terme d’une recherche clinique qui peu prendre divers aspects dont le summum : le RCT.

Une première étape pour discuter d’un savoir est le débat contradictoire. Il se développe dans des congrès et représente pour le public présent un exercice particulièrement stimulant.

Rendez vous demain 10 juin pour un exemple.


Photo e


23.02.2009

REHAB+: les preuves au bout du clic

rehab.jpgRelevé sur le site EBPKiné, un site Internet gratuit proposé par McMaster University sur l'EBP en réhabilitation: REHAB+

Inscrivez-vous et suivez l'actualité des publications à niveaux de preuve.

02:56 Ecrit par dans EBP | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : ebp

16.11.2008

Pre-congrès JFK2009

precongresjfk2009.jpgJuste avant le congrès JFK2009 dont nous vous parlions la semaine dernière. Voici une première en France avec une formation sur l'application clinique de la kinésithérapie basée sur les preuves. A suivre.

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