31.08.2009

Série d'été: la douleur, merci à tous les participants

doul 28.JPGNous remercions chaleureusement toutes celles et ceux qui ont participé à ce travail issue de réflexions, de lectures, d'échanges au cours de réunions de Comité de lutte contre la Douleur, de formations, de travail quotidien, par écrit, par téléphone. Médecins, Pédiatres, infirmiers, kinésithérapeutes, éducateurs spécialisés, professeur de philosophie.

Nous avons cité entre autres et pour les plus connus: Patrick Wall et Ronald Melzack, Sigmund Freud, Boris Cyrulnik.

 

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29.08.2009

Série d'été: la douleur, conclusion

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Conclusion évidemment provisoire.

En guise de conclusion: une métaphore de la douleur.
Devant une œuvre d'art chacun réagit à sa manière et selon sa perception, ses connaissances, sa culture...
Notre réaction face à une œuvre d'art est singulière et fait appel à notre moi entier.
Nous avons survolé durant l'été des notions parfois éloignées de nos occupations habituelles mais qui auront le temps désormais de murir tranquillement. Devant la douleur d'une personne comme devant un tableau nous pourrons nous dire: "qu'est que je vois ?, qu'est ce que j'entends ?, qu'est ce que je ressens ?"

 

 

 

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27.08.2009

Série d'été: la douleur, le traitement

doul 27.JPGNous avons vu qu'évaluer la douleur est quasi impossible à réaliser. Traiter la douleur est aussi très compliqué. Que reste t il?

L'activité quotidienne, les relations humaines. Le kinésithérapeute analyse parfaitement ces phénomènes. Et se retrouve de facto en première ligne.
Si ces notes ont pu vous inciter à regarder autrement la douleur, à considérer autrement celui qui souffre, à se poser quelques questions sur notre discours, nos attitudes face au patient douloureux alors notre objectif sera atteint.

 

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26.08.2009

Série d'été: la douleur, le traitement

doul 24.JPGLa neurostimulation transcutanée.

Recours classique en kinésithérapie, recours ultime dans les centres anti douleurs. La TENS stimule les endorphines, les opioïdes endogènes. Autrement dit la personne douloureuse devient son propre traitement.  Une dépendance mentale et physique s'instaure et renvoie la personne à elle même.
Son échec, fréquent, renforce un sentiment de culpabilité considérable.

 

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24.08.2009

Série d'été: la douleur et l'enfant

doul 22.JPGLes pleurs de l'enfant n'ont pas toujours le sens de souffrance. C'est aussi un moyen de communication. Les pleurs servent à exprimer aussi bien la faim, la fatigue, la peur, la tristesse, l'inconfort...

La société occidentale réprime les pleurs. D'abord parce qu'il existe d'autres moyens progressivement acquis pour s'exprimer et qu'ensuite les pleurs sont considérés comme des vestiges de l'enfance. Les pleurs de l'adulte concernent des débordements privés, non exposés. Des débordements intimes. Tiens donc. Intime...

 

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22.08.2009

Série d'été: la douleur et l'enfant

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Pour l'enfant qui découvre la sensation douloureuse cette expérience a une valeur de construction de soi.
A travers l'expérience de la douleur l'enfant se représente les limites de son corps, il construit son schéma corporel. Fort heureusement la douleur n'est pas la seule contributrice de cette construction.
Cette forme structurante de la douleur prend une place très importante chez l'enfant. Le zéro douleur n'est pas souhaitable.

La prise en charge de l'enfant douloureux et des soins douloureux se sont améliorés, il n'est plus question d'ignorer la douleur chez le nourrisson sous prétexte de l'immaturité neuronale ou d'interventions chirurgicales sans anesthésie.

Que disons-nous à un enfant qui a mal? Quelle est notre réaction de soignant? Quelle est notre réaction de parent?

 

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20.08.2009

Série d'été: la douleur et les distorsions du langage

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Il existe une distorsion due au langage dans la transmission du vécu de l'expérience douloureuse aux autres. Une deuxième distorsion s'ajoute et vient du thérapeute qui interprète et traduit en langage médicalisé ce que vit la personne.
Au moyen de nos palpations nous additionnons une troisième distorsion.

Comment traiter cette chose inaccessible?
Au bout du compte traiter la douleur n'est peut être pas le but.


Voyons la prochaine fois la douleur et l'enfant.

 

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18.08.2009

Série d'été: la maitrise de la douleur

doul 19.JPGRevenons sur une notion que nous avons survolé: la maîtrise de la douleur.

La douleur peut être définie comme une perte de maîtrise de l'individu face à l'événement. Une partie de sa vie lui échappe et ce phénomène est conscient. Cette dépossession est forcement pénible. Perte du contrôle de la perception, des possibilités d'action et des émotions.

Prenons deux exemples.

Dans la fibromyalgie, syndrome algique caracterisé par l'incertitude (des causes, des traitements, du contexte mental, etc) qui génère une perte de maîtrise collatérale. La personne ne contrôle pas ses douleurs qui de surcroît sont multiples; le thérapeute ne connaît pas l'origine des douleurs pas plus que les mécanismes sous-jacents.

Le masochiste utilise la douleur pour satisfaire un fantasme mais dès lors qu'elle est subie (maladie, accident) la douleur devient insupportable.

Conclusion: dans notre exercice il parait plus logique de travailler davantage sur le contrôle de la douleur pour favoriser les capacités que viser le zéro douleur.

 

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14.08.2009

Série d'été: la douleur chiffrée et scorée

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La douleur est donc chiffrée.
C'est le seul moyen d'approcher une objectivation certes imparfaite mais qui évite de s'étalonner sur l'opinion du thérapeute.
Évaluer la douleur est indispensable.
La saisir à travers une évaluation objective (et comparable) est impossible.

Le langage pour finir ne peut pas nous servir à évaluer la douleur (la douleur n'est pas descriptible) mais il sera le lien entre la personne qui a mal et le thérapeute. Il suffira d'utiliser le vocabulaire de la personne et de s'intéresser à ses repères, à son cadre de référence.

 

 

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13.08.2009

Série d'été: la douleur et l'enfant

Vous avez quelques uns à demander que l'on parle de l'enfant au sujet de la douleur. C'est un sujet complexe et vaste. Nous aborderons la douleur et l'enfant de manière partielle, les notions décrites seront donc peut être difficile à comprendre. Nous interrogerons deux pédiatres et produiront leurs réflexions d'ici une semaine.

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